« Mille millions de mille sabords » le cap’taine Bouts de la Nouaille est prêt à prendre le large. Larguer la grand voile moussaillons !
Et dans la même fournée :
« Mille millions de mille sabords » le cap’taine Bouts de la Nouaille est prêt à prendre le large. Larguer la grand voile moussaillons !
Et dans la même fournée :
Song of drums and shakos. J’ai participé à la traduction de cette règle de skirmish il y a quelques années et il y a aussi quelques années que je n’y ai pas joué. Ganesha Games propose toujours la version française en pdf pour 8 $ sur son site.

Cette règle m’avait plu à l’époque de par sa simplicité, sa rapidité d’exécution et son approche du jeu. Une partie durait environ 45 mn.
Le retour de quelques figurines sur ma table de peinture me motive pour une partie afin de me remettre dans l’ambiance.
A l’origine, la règle prévoyait l’emploi de 15mm mais elle permet l’utilisation de 25mm sur des tables de 90 X 90. Je vais jouer en 500 pts (pour 400 on n’a plus rien, c’est comme dans l’immobilier sur Bordeaux).
Objectif : En ce beau jour de juillet 1810, une caravane de ravitaillement est annoncée aux Français stationnés prés de Madrid. L’état major du Maréchal Soult a appris que des partisans allaient tendre une embuscade au convoi de vivandières et il dépêche donc sur place un petit contingent de fantassins et quelques hussards afin de sécuriser l’opération..
On trouve côté espagnol 19figs.
– 1 chef partisan (Don Rose) et 8 guérilleros
– 1 officier d’infanterie de ligne (Pepito Garcia) , 1 NCO et 5 fantassins
– 3 garrochistas (lanciers gardiens de taureaux) venus d’une hacienda voisine.
On trouve côté français 12figs.
– 1 officier du 69éme de ligne (Firmin Lacrampe), 1 NCO, 1 tambour (le jeune Marcel Dupuy dit la fripouille) et 6 fantassins dont 2 voltigeurs.
– 1 officier du 1er hussard (Vincent Guindet) et 2 hussards
La caravane composée de civils et de chariots n’est pas armée. Elle doit traverser « la table » sans encombre pour remplir son objectif perso.

Vue pas noramique mais presque d’un coin de campagne espagnole. Fermez les yeux, écoutez les cigales !! Un crissement de roues ferrées, un lourd convoi de vivres chemine harassé par un soleil de plomb ! Il se dirige vers Madrid et les troupes françaises qui y stationnent. A quelques coudées un carillon tintinnabule. Le paradis quoi !

Les choses se gâtent. Le 1er hussard envoyé en reco par le Maréchal Soult arrive par la colline, tandis que des réguliers espagnols se cachent dans le bois et la chapelle d’en face. Le convoi pointe son nez en bas de la colline.

Des garrochistas aux ordres de Don Sanche de la caldera y suenos de morfil arrivent à travers champs en provenance directe des pâtures des taureaux d’une hacienda voisine.

Embusqués dans un bois des guérilleros font fuir un renard curieux tandis que 3 d’entre eux se placent derrière des arbres pratiquement en face faisant fi des dommages collatéraux possibles.

L’escouade du 69éme de ligne quant à elle arrive par la route de Madrid éclairée par ses voltigeurs et encouragée par « la fripouille » son jeune tambour plein d’allant.

Premier tour, tout se passe bien de part et d’autres. Un beau soleil matinal réchauffe la meseta central ….. .. Les unités qui l’ont souhaité font une action. Personne en vue (les protagonistes placés dans les bois sont cachés). [Bilan : guérilleros et troupes espagnoles sont cachés, garrochistas, convoi, hussards et infanterie française font un mouvement, les voltigeurs sécurisent la maison en ruine]. Le renard se fait la malle estimant que Zorro n’a rien à faire dans cette l’affaire.
Au deuxième tour, les non cachés se verront ainsi que les planqués qui se manifesteront par des tirs.

Soudain un coup de feu. Les voltigeurs du 69éme obtiennent 3 actions et d’un tir posé élimine un lancier trop avancé. Un des fusils s’enraille.

Le capitaine d’infanterie Don José a beau s’égosiller ( burros, sin c… , anda, anda!) les réguliers ratent leur tour qui passe à l’adversaire.

Alerté, le 69éme se déploie soutenu par son tambour et un officier inspiré. Découvrant des guérilleros embusqués, un feu de salve est commandé.

Dans le bois d’en face, 2 guérilleros tentent un tir et échouent, 2 autres se retournent face aux hussards qui, ayant entendu la salve, descendent la colline au galop, l’un d’eux est blessé. Guindet n’écoute que son courage (un prince prussien en sait quelque chose !) et fonce dans le tas.
Troisième tour

C’est l’hécatombe chez les lanciers, Don Sanche rate son jet et s’enfuit, il est temps de rentrer les taureaux à l’étable. Les guérilleros sous le feu de salve sont tous les deux éliminés. Un fantassin français est touché.
Quatre et cinquième tour.

La charge des hussards est dévastatrice. deux guérilleros sont au tapis. Les réguliers espagnols obtiennent enfin 1 action et les voltigeurs français font un carton mais un des leurs est hors combat.

De dépit, les réguliers espagnols fusillent les civils du convoi : 2 pertes. Un des fantassins tombe en panne de munitions (déjà la poisse !). Le convoi ne bougera plus qu’à mi vitesse.

Le capitaine Lacrampe prend contact avec le chef du convoi et lui transmet les salutations du Maréchal Soult après avoir vérifié que les victuailles n’ont pas souffert.

La bataille fait rage autour du convoi. Les guérilleros tombent comme des moscas non sans infliger des pertes aux Français. 1 mort et 2 blessés.

Enhardis par d’heureux jets de dés, les réguliers espagnols attaquent enfin le convoi. Une partie de leur escouade est hors commandement (officier et NCO trop loin) et s’en tient aux ordres premiers : tirer de loin.

Face aux hussards d’un côté et aux fantassins du 69 éme de l’autre, les derniers guérilleros cernés s’enfuient. Don José leur chef est encerclé et peste comme un beau diable. Vient donc me chercher Guindet ? vocifère-t-il !
Cinq, sixième tour et happy end.

Profitant du mauvais sort espagnol, les Français ripostent durement et mettent encore un mangeur de chorizo hors combat.

Les hommes de Don Jose ont donné chèrement leurs vies. Un hussard tombe mais Don Jose est fusillé à bout portant par un voltigeur qui, du coup, venge son collègue éliminé il y a peu.

Les hommes sont épuisés, les Espagnols sont en fuite laissant 11 hommes sur le terrain dont 4 blessés. Les Français comptent 6 pertes dont 2 blessés. Les Français font faire bombance ce soir pour peu que le Maréchal leur laisse quelque chose ! Partage ne fait pas vraiment partie de son vocabulaire semble-t-il.
Après 1h10 de jeu la partie se termine sur un constat satisfaisant. Toutes les subtilités de la règle n’ont pas été prises en compte notamment les points répertoriés au chapitre « règles spéciales » mais la partie est restée fluide. Le passage de la main à l’adversaire après deux jets en échec est particulièrement éprouvant !! A noter que dans le cas d’espèce, les Français surclassent nettement les Espagnols de par leurs caractéristiques. Ils peuvent par exemple éviter le corps à corps et plutôt tirer en salve confortés qu’ils sont par des bonus d’officiers expérimentés et la présence de tambours qui transmettent les ordres même s’ils sont un peu égaillés sur le terrain. Plus nombreux, les Espagnols pouvaient espérer un meilleur score mais leurs jets de dés ont été particulièrement défavorables. La guérilla, quant à elle, a vraiment besoin d’être épaulé même sans scoumoune aux dés. Magnifique charge des hussards mais ils sont cependant un peu fragiles s’ils ne sont pas soutenus (j’ai eu 2 pertes sur 3).
Sous l’Empire les dragons constituent la cavalerie de ligne d’abord considérés comme cavalerie légère puis lourde. Ils peuvent combattre à pied et à cheval et sont dotés d’un fusil et non d’une carabine en plus du grand sabre droit. Leur origine se perd dans la nuit des temps, ce type de troupe étant déjà connu dans l’antiquité (sans le fusil of course). Sous l’Empire on compta jusqu’à 31 régiments de dragons, une majorité a servi en Espagne.
Mais revenons à nos moutons. Je poursuis donc le mise en couleur des dragons d’une boite Perry miniatures dans le cadre de la règle « Drums et Shakos », règle traduite en français depuis 2 ou 3 ans. Je rappelle qu’il s’agit d’une règle de skirmish nécessitant une douzaine de figurines de part et d’autre.
Je pense terminer la boite un jour (il y a en effet 13 cavaliers et 8 dragons à pied dans cette boite). Comme pour les hussards je peins des éléments de divers régiments l’idée n’étant pas de constituer des unités pour reconstituer des batailles.
C’était avant que je ne reçoive trois pochettes de conquistadors fuyant l’Angleterre avant le brexit. J’appréhende d’ailleurs l’impact de ce dispositif sur notre petit commerce de plomb.

Les marins de Cortès. J’ai traité leurs socles en « maronnasse » car, vu leurs trognes, je peux les assimiler à des pirates afin de meubler le bâtiment que j’ai fabriqué durant ma convalo. Du gazon sur le rafiot ça ne le ferait pas !
Ces figurines sont des Outpost écossaises. Comme évoqué dans un billet précédent, elles sont un peu rondelettes ce qui se voit moins sur les figurines aztèques de la gamme. Reste en chantier une unité de hallebardiers.
La Légion du midi ou légion piémontaise voit le jour en 1803 comme l’une des quatre légions étrangères de l’armée napoléonienne. Elle devait se composer de 3 bataillons de ligne à 5 compagnies, de 2 bataillons de légère et d’une compagnie d’artillerie.
En 1805, après avoir servi dans les Caraïbes, les unités piémontaises de la légion ont été renumérotées en 1er et 2eme bataillons à 9 compagnies de la Légion du midi. Cependant les bataillons ne comptèrent guère plus de 800 hommes. En 1807 le 1er bataillon est transféré à Bayonne puis dans les troupes de Junot pour la campagne du Portugal. En 1808 le 2eme bataillon rejoint. Les bataillons passent alors à 6 compagnies. La légion fut dissoute en 1811. Sa grosse particularité est qu’elle est dotée d’un habit veste marron et que tous ses fantassins portent le sabre briquet.
J’utilise pour la première fois des figurines CGM (http://www.campaign-game-miniatures.com/) . Cette marque espagnole (sise à Barcelone) propose de belles figurines 15mm de la taille des AB. Elles sont parfois, dans la gravure, un peu moins nettes que les AB mais pour de petits détails, elles ne nécessitent aucun ébarbage. Les chevaux sont très corrects même s’ils n’ont pas tout à fait le naturel des AB. La gamme est intéressante mais ne comporte ni les armées espagnoles ni celles des états de la confédération du Rhin. Par contre les alliés des Anglais sont bien représentés (Hanovre, Orange Nassau, Brunswick …). Et surtout, pour cette qualité elles sont pratiquement deux fois moins chères que les AB. (0,47 € le fantassin et 1,10 le cavalier contre 0,8 € et 1,60 pour AB), de plus le service est ultra rapide. Je recommande donc.

Voilà le 1er bataillon de la légion du midi (comme on peut le voir écrit sur son drapeau !) commandé ici par Joseph Napoléon en personne.

Les bonnets d’ourson semble-t-il en dotation chez les carabiniers sont, pour l’instant, bloqués chez le fournisseurs mais ils arrivent. Cependant cette compagnie aurait pu être dotée du shako car il apparaît en 1806 et sera modifié en 1810. Je recyclerai cependant la compagnies de grenadiers pour être conforme au dessins de Boisselier.
Je n’en avais plus …. mais je viens d’en retrouver une plaque de 8 dans une boite oubliée. Donc pour aujourd’hui voilà deux arbalétriers et deux soldats croisades qui arrivent en renfort.
Et il y avait de quoi si j’en crois leurs trognes ! Je continue donc mon voyage dans les terres du milieu avec cet escadron de wargs chers à la communauté de l’anneau.
En effet voilà les 2 dernières figurines des boites « mythic battle » en ma possession.

Atlas, le titan qui porte la terre sur son dos. Énorme figurine de 10 cm de haut courbée soit 12 ou 13 debout, la plus grosse de la série.

L’œil est un peu larmoyant, je vais voir ce que je peux faire de mieux ! Je soupçonne un brin de colère.

Dans le mille ! voilà Pan mi-homme mi-chèvre. Dieux des bergers, des prés et des bois. Abandonné par sa mère tellement il était laid à la naissance.
Je vais changer de registre cet hiver avec ma souscription à « Jeanne d’ ARC », des boites pleines de 15mm et d’éléments de décors.
La Légion hanovrienne est un corps militaire créé en 1803 par Napoléon suite à l’entrée du général Mortier dans l’électorat du Hanovre (propriété de la couronne britannique). Deux ans furent nécessaire pour l’organiser d’autant que la plupart des soldats de l’électorat ont fui vers l’Angleterre et se sont enrôlés dans la King German Légion. . La légion (1/2 bataillon en fait) part pour la France en 1806 ; elle participe à la guerre d’Espagne ( son effectif ayant été renforcé par des Westphaliens) et elle se bat essentiellement au Portugal . Elle se distingue une dernière fois à Fuentes de Onoro en mai 1811 où elle subit le feu des Français qui l’ont prise pour des Anglais à cause de son uniforme rouge , avant d’être dissoute et ses éléments éparpillés dans les unités françaises (beaucoup ont déserté pour rejoindre la King German légion après la fessée reçue par Junot au Portugal).
La légion devait, à l’origine, être composée d’un bataillon d’infanterie légère et d’un régiment de chevaux légers.

Le bataillon d’infanterie légère se compose de 6 compagnies : 2 dites d’élite (les carabiniers et les voltigeurs et 4 compagnie du centre, les chasseurs. L’image propose ici des tenues 1811)

L’uniforme rappelle bigrement le 2éme régiment suisse. Mix de figurines « old glory » (figurines aux postions parfois bizarres et aux détails pas nets) et d’une marque espagnole.

Charge de 2 escadrons de chasseurs espagnols. Figurines « battle honours » . De vrai 15 dirait l’excellent Touller … donc petits , vraiment petits !
De même que pour le bataillon de Neuchatel et les horses guards, j’ai peint avec les Hanovriens deux escadrons de chasseurs volontaires espagnols. Il semble que ces derniers aient été produits par M. Barton avant qu’il ne lance la gamme AB. On reconnait bien sa gravure fine et précise mais les figurines sont très petites , difficile à peindre et très fragiles.
Le vent vient de tourner, les horreurs sous la montagne cherchent à sortir ….. encore un petit lot de figs « du seigneur des anneaux » de chez Game Workshop.